Archives par mot-clé : Montesquieu

Montesquieu et la liberte

Article de Francine Markovits à propos de mon livre Montesquieu et la liberté :

L’ouvrage s’ouvre sur l’énoncé d’un paradoxe ou d’une alternative: ‘‘Montesquieu est-il un penseur de la liberté ou un physicien de la société ?’’ Mais comment déterminer de quelle liberté il s’agit ? Alain Cambier répond en conduisant une enquête sur la liberté entendue comme le libre arbitre et cherche à montrer que cette détermination ‘‘invalide’’ toute interprétation positiviste de la pensée de Montesquieu. Après les lectures libérales, les lectures des républicains, et celles des révolutionnaires, nous avons ici une lecture métaphysique de Montesquieu. L’ouvrage est érudit, et le ton est convaincu.  Continuer la lecture de Montesquieu et la liberte

Aux sources du libéralisme politique : Montesquieu et Germaine de Staël

Article de Jean-Marie Goulemot à propos de mon livre Montesquieu et la liberté :

Le livre d’Alain Cambier constitue une excellente synthèse qui, à travers la forêt de « L’Esprit des lois » suit et même traque la définition, l’analyse et la défense de la liberté politique auxquelles se livre Montesquieu. Cette recherche minutieuse et systématique reconstruit un ordre du texte et éclaire des passages, jugés parfois comme extérieurs à la démarche du philosophe pour ne pas dire hors sujet.  Continuer la lecture de Aux sources du libéralisme politique : Montesquieu et Germaine de Staël

La crise de la politique institutionnelle

Tout indique, depuis les dernières consultations électorales, que la politique institutionnelle subit une crise aiguë. La désaffection qu’elle provoque se vérifie à la fois par la tentation de la contourner en votant aux extrêmes et surtout par l’abstention de plus en plus massive qu’elle suscite. A cela, il faut ajouter la défaite systématique des majorités sortantes, depuis vingt ans, qui confirme que les partis politiques qui incarnent les institutions semblent voués à l’échec. Il serait pour autant démagogique de voir dans ces phénomènes un rejet global de la politique au sens large. Voter pour un parti extrêmiste consiste le plus souvent à donner un sens protestataire à l’exercice de son droit civique ; s’abstenir volontairement et massivement de participer à une élection nationale doit être également interprété comme un événement politique qui témoigne de la crise de la représentation ; rejeter une majorité sortante correspond évidemment à une sanction politique significative. Aussi, ces trois phénomènes convergents ne sont pas le symptôme d’une nécessaire dépolitisation des citoyens, mais plutôt l’expression du rejet d’une certaine façon d’exercer la politique : en l’occurrence, celle de la politique institutionnalisée ou de la politique qui s’identifie avec les institutions.  Dès lors, derrière la prétendue crise de la politique, il nous faut plutôt discerner une crise plus profonde des institutions elles-mêmes.  Continuer la lecture de La crise de la politique institutionnelle